11 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

Des leçons

« Guess who’s back ? Back again ? » dirait Eminem si on lui avait demandé d’écrire l’introduction de cet article. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, la rédaction de Goalkeeper est de retour une fois de plus après de longs mois d’absence. En effet, il nous était compliqué de fournir des articles de qualité alors que d’autres évènements prenaient le pas sur nos vies. Entre études et autres projets, nous favorisons la qualité à la quantité. Oui ce discours sonne un peu déjà-vu mais c’est la stricte vérité;

Bref, rentrons dans le cœur du sujet. Bien qu’étant actuellement à Shanghai, j’arrive à suivre de loin les performances de l’Équipe de France de football.Et il y a un sujet que j’aimerai aborder: le coaching Deschamps. En effet, la saison 2014-2015 de nos chers Bleus s’est achevée dans la douleur avec deux défaites.
Au moins de septembre, nous avons donc eu le droit à un nouveau système de jeu basé sur un joueur: Nabil Fékir. Le jeune français venait tout juste de claquer le tout premier triplé de sa jeune carrière face à Caen, mais était-il nécessaire de changer de système juste pour lui ? Voici quelques éléments de réponse.

Passer du 4-3-3 au 4-4-2 losange n’est pas chose aisée. La vraie question à se poser est: avons-nous des joueurs capables de jouer dans ce système tout en restant compétitifs ? En soi oui mais ils ne sont pas assez mûrs. Nabil Fékir fait partie de ces joueurs. Rapide, technique, capable de provoquer en un contre un, le Gone a largement les capacités de briller avec ce système. Mais tout ne dépend pas de lui. Dans un système basé dans un jeu concentré dans l’axe, les latéraux ont un rôle prépondérant. Des latéraux offensifs sont donc requis pour cette « mission ». Malheureusement, nos latéraux n’ont pas les qualités offensives nécessaires. Entre un Sagna qui manque d’application dans son apport offensif et un Patrice Evra vieillissant, le jeu sur les côtés manquera de mordant.
Qui pour jouer derrière les attaquants ? Lors du match face au Portugal, Didier Deschamps a essayé Paul Pogba dans un rôle de n°10 inédit, normalement réservé à Mathieu Valbuena. Le pauvre Blanco Neri n’a pas su où se placer durant la totalité de son match. Reculant beaucoup et ralentissant le jeu, le jeune français de 22 ans a enfilé un costume qui n’était pas à sa taille.
Parlons aussi des milieux relayeurs. Ceux-ci doivent être capables d’enchainer les phases offensives et défensives rapidement. Cela consiste à couvrir les montées du latéral, mais aussi être prêt de la zone de vérité pour frapper de loin ou adresser une passe décisive. Qui chez les Bleus, excepté la machine Matuidi, est capable de remplir un tel rôle ? Personne.
Se pose aussi la question des attaquants. Quels attaquants auraient la complicité et la complémentarité nécessaires pour faire flamber l’attaque de la France ? A part Griezmann-Giroud, avec Valbuena en soutien et Lacazette-Fékir, aucune doublette ne saute aux yeux.

Le jugement paraît dur, mais il est réaliste. L’Équipe de France n’est pas armée pour évoluer dans un tel système.

C’est ainsi que le 4-4-3 refit son apparition dans l’esprit de Deschamps (même s’il n’avait pas disparu) pour le match face à la Serbie. Enfin le jeu sur les ailes allait pouvoir reprendre. Enfin les joueurs allaient pouvoir s’exprimer correctement. Et c’est ce qu’il s’est passé. Griezmann a retrouvé ce qui faisait de lui un très grand espoir du football français à son poste, Valbuena a montré de belles choses et surtout Blaise Matuidi a été immense. Le milieu parisien a ébloui ses adversaires, mais aussi le public, de sa classe, avec à la clé une reprise de volée qui s’est logée sous la barre transversale du gardien serbe.

Quelles leçons tirer de ces deux matches amicaux ? Tout simplement que Deschamps n’est pas un fou qui a soudainement décidé de changer de système de jeu à moins d’un an de l’Euro 2016, mais qu’il a quelques atouts dans sa manche en cas de difficulté lors d’un match. Mais aussi que la France a trouvé très certainement son leader, son joueur capable de tirer ses coéquipiers vers le haut. Parlons-nous de Benzema ? De Lloris ? De Pogba ? Non il s’agit de Matuidi. Auteur d’un début de saison stratosphérique, le n°14 remplit toutes les conditions pour emmener les autres joueurs au, on l’espère, sommet.

 

Charles Morand

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